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Il arrive parfois que des difficultés relationnelles avec un client, un collègue, un supérieur ou un subalterne viennent nous envahir progressivement, usant notre motivation et notre plaisir à pratiquer le métier que l’on a choisi. Surtout lorsque ces situations commencent à se répéter ou à se chroniciser.
On se sent alors débordé par des émotions telles que la colère, l’impuissance, la peur.
A force de revivre les mêmes situations douloureuses, nous pouvons en arriver à douter de nous, sidérant notre capacité même à penser et bloquant toute analyse de la situation.
Il existe des lieux pour compléter nos formations initiales par l’acquisition de nouvelles techniques et compétences. Il est aussi important de prendre le temps de pouvoir analyser ces émotions qui nous empêchent d’agir constructivement.
Proposer un lieu et un temps neutre et sécurisé pour analyser les situations conflictuelles vécues dans notre sphère professionnelle.
Pouvoir parler à son entourage de ces problèmes émotionnels et affectifs ne fait parfois que les amplifier. Les proches peuvent se sentir eux même touchés de nous voir en souffrance. Ils peuvent aussi se reprocher de ne pas pouvoir nous aider. Les collègues peuvent se sentir en partie responsable de ce qui nous arrive. Les cadres peuvent sentir leur impuissance à agir sur un domaine relevant du privé même si cela peut avoir des conséquences sur la sphère professionnelle.
Un temps de supervision propose un espace propice à l’analyse. Cela permet notamment de se dissocier du vécu affectif en utilisant les outils de l’approche systémique.
L’analyse des résonnances émotionnelles
L’approche systémique émet notamment l’hypothèse que certaines situations viennent faire résonner en nous des blessures ou souffrances plus ou moins enfouies, que nous avions à l’époque réussi à surmonter et qui viennent alors se réactualiser. Un peu comme une entorse au pied que l’on va ignorer pour pouvoir continuer à profiter d’un bon moment et dont la douleur va se réactiver alors même que nous l’avions complètement oubliée.
Un apport technique et psychologique
La séance de supervision se déroule en deux temps.
D’un point de vue plus technique, il s’agit d’analyser les relations en jeu, les interactions, d’un point de vue systémique et stratégique. On observe comment la difficulté relationnelle ressentie par la personne peut être envisagée plus au niveau de l’ensemble du système professionnel dans lequel elle évolue. On interroge l’équilibre du système, son « homéosthasie », les modes de communication, de Feed back, les disfonctionnements…
Dans un deuxième temps, il s’agit d’aller repérer dans l’histoire de la personne la ou les situations « sources » du ressenti qui s’est amplifié afin de permettre d’en modifier le souvenir émotionnel associé. La personne, désengagée de la violence affective peut alors envisager différemment ses interactions professionnelles.
Généralement une séance d’une heure trente suffit à restaurer une interaction satisfaisante.
Bibliographie :
Jacques-Antoine Malarewich - Systémique et entreprise : coaching - Relations Interpersonnel. nelles- Changement. Edition Village Mondial . Collection Management Entreprise
Collectif : Supervisions éco-systémiques en travail social - Un espace tiers nécessaire
Edition Erès. Collection Relations. 2007
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